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Guide · Transcription 100 % locale

La transcription locale, c'est quoi ?

La transcription locale, c'est la conversion de la parole en texte directement sur votre ordinateur, par un modèle de reconnaissance vocale qui tourne sur votre machine, sans qu'aucun fichier ne parte sur un serveur. On parle aussi de transcription hors ligne, embarquée ou « on-device ».

100%en local — aucun envoi de votre audio
Gratuitversion gratuite limitée, Pro en achat unique, sans abonnement
99langues, détectées automatiquement
macOS 13+Apple Silicon (M1 ou plus récent)

Une définition simple

Un logiciel de transcription fait toujours la même chose : il prend un signal audio et en produit du texte. La seule question qui compte vraiment, c'est où le calcul est effectué. Dans le modèle cloud, votre fichier est envoyé à un serveur distant, traité là-bas, et le plus souvent conservé là-bas. Dans le modèle local, le modèle de reconnaissance vocale est téléchargé une fois sur votre machine et s'exécute sur votre processeur graphique : l'audio ne sort jamais de l'ordinateur.

La différence n'est ni idéologique ni cosmétique. Elle détermine qui détient une copie de vos enregistrements, si l'application fonctionne dans un train sans réseau, et si vous payez à la minute transcrite ou une seule fois.

Transcription locale et transcription cloud : les écarts réels

En localDans le cloud
Lieu du traitementVotre ordinateurServeur distant
Fonctionne sans InternetOuiNon
L'audio quitte la machineNonOui
Compte utilisateurAucunGénéralement obligatoire
Modèle économiqueSouvent un achat uniqueAbonnement ou minutes prépayées
Durée transcriptibleLimitée par votre disqueQuotas serveur
Tiers qui reçoivent l'enregistrementAucunHébergeur, éditeur, parfois plus

Le cloud garde deux avantages honnêtes : il fonctionne depuis n'importe quelle machine, même très ancienne, et il mutualise des serveurs puissants. Le local, lui, échange cette souplesse contre une exigence matérielle — il faut une machine capable de faire tourner le modèle — et rend en échange la confidentialité structurelle plutôt que contractuelle.

Pourquoi ça compte, concrètement

Un entretien de recherche, un rendez-vous client, une réunion de comité, une consultation, une conversation avec une source : ce sont des enregistrements dont la fuite ne se répare pas. Dès qu'un fichier est téléversé, une copie existe quelque part que vous ne contrôlez plus, et sa suppression dépend de la bonne exécution d'une politique de rétention que vous ne pouvez pas vérifier vous-même.

Le traitement local supprime le problème à la racine plutôt que de le gérer : il n'y a pas de transfert, donc pas de copie distante, rien n'est transmis hors de votre Mac pour être transcrit. Attention toutefois : cela décrit une architecture, pas un statut juridique. Selon votre secteur et la nature des données traitées, vos obligations restent les vôtres — la question se tranche avec votre DPO ou votre conseil, jamais sur la page produit d'un éditeur.

Deux effets secondaires, plus prosaïques, pèsent souvent autant dans la décision : l'application fonctionne en avion, dans un site sans réseau ou derrière un pare-feu strict, et un fichier de trois heures ne coûte pas plus cher qu'un fichier de trois minutes.

Enregistrer d'autres personnes : la règle française

Le fait que rien ne soit téléversé ne dit rien du droit d'enregistrer. En France, capter les paroles d'une personne à titre privé sans son consentement constitue une infraction pénale (article 226-1 du Code pénal), passible d'un an d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende. La règle pratique tient en une phrase : prévenez toujours vos interlocuteurs avant de lancer l'enregistrement, et notez leur accord au début du fichier.

En contexte professionnel s'y ajoute la doctrine de la CNIL : l'employeur doit informer les salariés concernés et, lorsqu'il en existe, consulter les représentants du personnel avant de mettre en place un dispositif d'enregistrement. Un enregistrement réalisé à l'insu des participants expose l'employeur à un contentieux. Ce rappel est d'ordre pratique et ne constitue pas un conseil juridique.

La qualité est-elle au rendez-vous ?

Oui. Les modèles de reconnaissance vocale qui tournent sur la puce graphique d'un Mac Apple Silicon sont, pour l'immense majorité des usages de dictée et de transcription, comparables aux services en ligne. Les facteurs qui dégradent réellement un résultat sont les mêmes des deux côtés : un micro éloigné, plusieurs personnes qui se coupent la parole, un fond sonore continu, un jargon très spécialisé. Un bon micro-cravate à 30 € améliore davantage une transcription que n'importe quel changement de logiciel.

Ce qui change, en revanche, c'est le matériel exigé. Faire tourner un modèle en local demande une machine récente : pour Lesskeys, un Mac Apple Silicon (M1 ou plus récent) est nécessaire, sous macOS 13 (Ventura) minimum. C'est le prix d'entrée du modèle local, et il vaut mieux le savoir avant l'achat.

Faire de la transcription locale sur un Mac

Lesskeys est une application macOS construite entièrement autour du traitement local. Elle réunit deux usages que la plupart des outils séparent :

Les 99 langues prises en charge sont détectées automatiquement, sans réglage préalable. L'application ne demande aucun compte, n'envoie aucune télémétrie et se télécharge gratuitement. La version gratuite est limitée — 5 minutes de dictée par jour, plus 5 transcriptions audio et 5 transcriptions vidéo au total — et la version Pro lève ces limites par un achat intégré unique de 49,99 $ US (prix en euros définitif affiché par l'App Store), sans abonnement.

Si vous voulez la mécanique pas à pas plutôt que le principe, la page transcrire un audio en texte détaille la manipulation ; la page transcription sans cloud traite spécifiquement du volet confidentialité.

Les limites qu'il faut connaître

Le modèle local n'est pas magique. Le premier téléchargement du modèle de reconnaissance pèse plusieurs centaines de mégaoctets à environ 1,6 Go selon le modèle : c'est le seul moment où une connexion est nécessaire. Une transcription longue sollicite le processeur graphique et chauffe la machine, ce qu'un service distant vous épargne. Et la transcription automatique, locale ou non, produit un brouillon : sur un document qui engage — compte rendu officiel, verbatim publié, pièce d'un dossier — une relecture humaine reste indispensable, et aucun outil de ce type n'offre de garantie quant à la valeur juridique ou probante du texte produit.

Télécharger sur le Mac App Store

Téléchargement gratuit, version gratuite limitée. Sans abonnement. · Version Pro : achat intégré unique de 49,99 $ US (prix en euros définitif affiché par l'App Store) · macOS 13+

Questions fréquentes

La transcription locale, c'est quoi ?

C'est la conversion de la parole en texte effectuée sur votre propre ordinateur, par un modèle qui s'exécute sur votre matériel, sans qu'aucun fichier ne soit envoyé à un serveur. On l'appelle aussi transcription hors ligne ou embarquée.

Quelle différence avec une transcription dans le cloud ?

La transcription cloud envoie votre audio à un serveur distant qui le traite et en conserve souvent une copie. La transcription locale fait le calcul sur votre machine : l'audio n'en sort jamais et l'application fonctionne sans connexion Internet.

La transcription locale est-elle aussi fiable que le cloud ?

Oui, pour la grande majorité des usages. Les modèles qui tournent sur la puce graphique d'un Mac Apple Silicon donnent des résultats comparables aux services en ligne. La qualité du micro et le nombre de personnes qui parlent en même temps pèsent davantage que le choix du logiciel.

Faut-il une connexion Internet ?

Seulement pour télécharger le modèle de reconnaissance la première fois. Ensuite, la transcription fonctionne entièrement hors ligne, y compris en mode avion.

Quel Mac faut-il pour transcrire en local ?

Un Mac Apple Silicon (M1 ou plus récent) est nécessaire, sous macOS 13 (Ventura) au minimum.

Puis-je enregistrer une réunion pour la transcrire ensuite ?

Techniquement oui, mais prévenez toujours vos interlocuteurs avant de lancer l'enregistrement : en France, enregistrer une conversation privée sans le consentement des participants est une infraction pénale, et en entreprise l'employeur doit informer les salariés et, lorsqu'il en existe, consulter les représentants du personnel. Ces indications ne remplacent pas l'avis de votre conseil.

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